15.10 2010 |

Neuchâtel - Déficit démocratique, dites-vous ?


Déficit démocratique, dites-vous ?

 

Vendredi 15 octobre, sur le coup de 16h30, les présidents du PEV et de l’Entente cantonale neuchâteloise, accompagnés de membres de leur formation politique, déposaient au secrétariat des affaires du Grand Conseil neuchâtelois leur motion populaire « Pour une meilleure représentation politique » accompagnée de 220 signatures valables.

 

Avec une loi sur les droits politique qui impose une barre difficilement atteignable pour les petites formations politique, le canton de Neuchâtel n’est plus à la page en matière de législation dans ce domaine. En dix ans, six nouvelles formations politiques sont nées dans ce canton, ce qui tend à démontrer le besoin qu’ont les électrices et les électeurs de s’intéresser à une autre politique que l’affrontement stérile que se livrent les ténors de la gauche et de la droite. Alors, de voir que des idées nouvelles provenant des petits partis politiques sont systématiquement balayées par le quorum le plus élevé de Suisse, n’ont pas laissé le PEV et l’ec-ne indifférents.

 

Sur la base de constats navrants comme les 1995 bulletins attribués aux petites formations qui ont été jetés à la poubelle lors de l’élection cantonale de 2009, ou encore le taux extrêmement faible de la participation aux urnes, le PEV et l’Entente cantonale demandent aux autorités politiques du canton de Neuchâtel de revoir cette loi indigne d’un pays qui se prétend démocratique.

 

Et comme si cela ne suffisait pas, la plupart des médias qui couvrent l’évènement de l’élection complémentaire au Conseil d’État neuchâtelois n’en n’a que pour ces ténors de la gauche et de la droite et ignore quasi systématiquement et de façon éhontée les autres candidates et candidats. Nous en voulons pour preuve qu’aucun média n’était présent suite à notre invitation pour le dépôt de notre motion où étaient présents deux candidats à l’élection susmentionnée.

 

Nous ne pouvons qu’espérer que le déficit démocratique ne continue pas de gangrener nos médias, car cela signifierait la fin de la diversité politique et nous sombrerions dans un futur à la Georges Orwell.

 

Mauro Nanini, Entente cantonale

Didier Rochat, PEV


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